Mardi 26 décembre 2006

Joyeux Noël à tous !

Bon ok ça fait un bail que je n'ai pas mis ce blog à jour, mais il est vrai que j'arrive de moins en moins à raconter ce que je fais ici. Et puis on raconte ses vacances, mais à partir du moment, où la vie ici devient la vie tout court, on ne passe pas son temps à la raconter sur internet. D'autant plus que les choses qui me paraissaient étranges au
début me semblent tout à fait normales maintenant. Bref.

J'ai donc passé Noël pour la première fois loin de chez moi, chez Charlotte, avec un dîner presque digne de Grand-Maman : canapés en tous genres, pintade aux herbes farcie et foie gras, bûche de chez Vergers d'Angkor (un délice celle-là, mon dieu..), truffes maison, champagne, vin, etc etc. Nous étions allés auparavant à la messe catholique en anglais (je ne voulais pas foutre les pieds chez world vision, mais bon,
pas eu le choix vu l'horaire de la messe en français) : des chants sympas, mais pas de divin enfant (même en anglais ça m’aurait été). D'ailleurs les guys qui étaient à Carhaix, je vous ai entendus vers 21h26 heure française!!! J'étais déjà au Heart (une boite khmère que j'ai déjà du citer ici), qui était rempli de bahreng pour Noël. On a
même eu droit à Jingle Bells ! Puis fini au Howie avec Tangi et Amal.

Ici Noël, pour les Khmers, ça veut dire sapin rose fluo avec lumières clignotantes style las vegas (ceci dit on en connaît un rayon en France aussi dans ce domaine..), bonnet de père Noël en moumouth blanche, et toujours 30 degrés !!! C'est bien la première fois que j'étais en dos nu à Noël .

Donc finalement ici, pas trop de madeleines de Proust pour te faire te rappeler la France, à part le colis de Noël envoyé par Maman : un petit ange du sapin de la maison sur le dessus. Là j'ai craqué en plein milieu du salon de charlotte. enfin bref, les joies de l'expatriation.

Pour le nouvel an, il y a une énorme fête organisée sur l'île aux lapins. Donc ça risque d'être assez sympa.

Tangi est bien arrivé également, avec un pote québecois. Ils squattent chez moi, et pour l'instant, on ne s'est pas fighté avec Tangi (story à suivre pour ceux qui nous connaissent).

Pour les petites annonces :

Merci beaucoup Maman pour ton colis !!

Benoit, merci pour ton aide. On en reparle bientôt.

Sapeur Robert, Marc franchement.... grandis un peu!

A Roland, joyeux anniversaire.

Et à tous, Bonnes fêtes de fin d'année !

(photos à venir)



Par Lisou - Publié dans : actualité
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Lundi 27 novembre 2006

27/11/2006

Beaucoup de choses à raconter ici...

Une hommage tout d'abord à Sabine, jeune VI de 25 ans, qui a préféré se jeter dans l'inconnu, plutôt que de vivre sa vie. Elle a sauté de la Terre. Le monde tourne sans elle désormais. Son visage restera dans nos mémoires, ainsi qu'un immense sentiment de responsabilité.

Pour ce qui est du week end, nous sommes partis au Bokor avec Alban, Ben et Mathieu. Le Bokor est une montagne à côté de Kompot (où je suis repassée à Epic Arts d'ailleurs_ cf article): 1080 mètres, une montagne au bord de l'eau, des falaises à pic quasiment sur toute la hauteur. En fait il s'agit plutôt d'un haut plateau. L'ensemble constitue un parc naturel abritant des centaines d'espèces végétales et animales. Nous
n'avons pas croisé de tigre, mais c'est assez fréquent parait-il. La route pour y parvenir a, un jour, été une route goudronnée, mais aujourd'hui il ne reste que des rochers, des trous et de la poussière. Pas étonnant que tu te sois planté dessus en moto alain... Montée difficile en Camry et pick-up donc, avec notre super chauffeur Jok, qui s'est laché à nous parler de filles dès qu'il a vu que les mecs qui m'accompagnaient étaient pas mal branchés nanas... Bref, je m'y attendais avec 3 mecs, enfin...

Ce qui est remarquable en fait sur cette montagne, c'est qu'en 1917, on a eu l'idée saugrenue d'y construire un hotel-casino de luxe, sur la falaise, face à la mer. Terminé en 1925, il connut de belles années de débauche et de fêtes somptueuses, avant d'être occupé par l'armée de Lon Nol en 1972, lors d'une bataille avec les Khmers Rouges, puis par les Khmers Rouges eux mêmes contre les Vietnamiens en 1979. Autour de ce casino, quelques batisses tout aussi en ruines, quelques maisons, une poste, une église, où on été massacrés les KR qui s'y étaient retranchés. Le terrain a donc été plusieurs fois miné, et malgré les déminages de l'ONU en 1992, il ne s'agit pas d'aller gambader dans les buissons.

Il est difficile de décrire cette ville fantome, aux batiments noirs éparpillés dans une nature luxuriante, baignés par une brume permanente et mouvante. Debout sur un rocher qui surplombe le vide, qu'on devine dans la mer de nuages qui vous enveloppe, tout à coup, le vent tourne, et 1000 mètres de dénivelé plus bas, s'étendent les rizières vert tendre jusqu'à la mer. La Vie cotoie la Mort avec impertinence: la nature
mouvante et bruyante, avec ses cris de grillons et d'animaux en tous genres, ces batisses où résonnent encore la musique du casino et les cris des combattants. Des impacts de balles dans les murs, des gravats qui jonchent le sol, une vie abandonnée là pour des dizaines de jeunes cambodgiens, tant de l'armée de Lon Nol que des KR. Les khmers disent que ce lieu est hanté, et malgré tous nos efforts, nous n'avons pas
réussi à les entrainer vers la batisse noire sous les étoiles.

A la place, il s'est passé une chose incroyable en ce lieu. Nous logions dans le centre des gardes forestiers du parc, un peu en contrebas du casino. Nous étions 4 et il y avait un autre groupe d'étrangers (anglais, américains, australiens, allemands) d'une dizaine de personnes, dont la plupart sont d'ailleurs allés se coucher à 20h, bref. Et une quinzaine de khmers, jeunes garçons pour la plupart, guides, gardes, chauffeurs, mécaniciens etc. Les garçons se sont d'abord joints à eux pour manger, tandis que l'autre groupe d'étrangers discutait autour d'un feu. Nous avions une bouteille de vodka pour tout ce petit monde, et un peu d'un alcool très doux de leur fabrication. nous leur avons fait boire quelques bouchons de vodka, qu'ils se forçaient à boire sans broncher depuis qu'ils m'avaient vu en prendre un moi-même. Notre chauffeur a alors pris les choses en main, a mis la musique (khmère) et m'a invitée à danser. En moins de 10 minutes tous y sont venus progressivement, devant le déchainement des français à mettre de l'ambiance. Les américains and co de l'autre côté ont ricané un peu début, et puis très vite, se sont joints à nous sans plus se poser de questions. Pendant 5 heures, nous avons enflammé le Bokor, dans un subtil mélange franco-universalo-khmer. Cette soirée a pris des accents presque mystiques sous les étoiles, dans ce cadre étrange entre le ciel et la terre, entre la Vie et la Mort. Cette nuit m'a d'ailleurs valu une bonne dizaine de demandes en mariages. Il faut dire que les filles étaient quasiment absentes, malgré les quelques moments où j'ai réussi à entrainer les femmes khmères. (Vive les cours de danse khmère d'ailleurs, ça m'a bien aidé à leur donner confiance).

Une soirée surréaliste donc, qui a précédé une journée randonnée jusqu' à une cascade où on a pu se doucher et se dorer au soleil, les pieds dans le vide des chutes... Un week end d'oubli total, de beauté pure, et de danse sauvage, donc, en ce lieu hanté par les anciennes fêtes de la période coloniale, les combats et les Morts, mais tellement vivant chaque jour, dans ce cadre naturel somptueux!






Par Lisou - Publié dans : actualité
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Mardi 14 novembre 2006

Week end à Kuala Lumpur.

De jeudi à dimanche, petit séjour dans la capitale de la Malaisie (pour
ceux qui ne sauraient pas où se trouve Kuala...hum hum...je ne vise
personne). Rencontre d'un malais très sympa dans l'avion, qui m'a parlé
de son pays, et qui m'a un peu guidé à mon arrivée à l'aéroport. Pour
info, la monnaie malaise est le Riggit (3.7 riggits= 1 dollar).

Vincent m'attendait au bout du bus à KL Sentral. Puis métro top moderne
jusqu'à chez lui dans le quartier du Golden Triangle, près des Twin
Towers, les plus hautes tours du monde selon les Malais: les tours
Petronas. Car KL a plus à voir avec New York ou Paris qu'avec Phnom
Penh, tout au moins au niveau architecture et face visible de l'iceberg.
Partout immeubles et autoroutes rivalisent de hauteur et de modernité,
le tout sans la pomposité de Hong Kong, ni le bordel de Bangkok. Bon,
par contre, ils roulent à gauche, personne n'est parfait...



Ici partout, des filles en tailleur sortent des bureaux, des chinoises
en jupes ultra-minis se baladent dans la rue, les produits sont
présentés dans des rayons, et dans la rue, pas une ordure qui traîne,
des Mac-Do... Séance shopping obligatoire: j'ai enfin trouvé tout ce qui
me manquait à PP. Même des chataignes grillées!



Jeudi soir, rencontre avec des restaurateurs bretons, en bas de chez
Vincent, qui m'ont accueillie comme une petite cousine, et chez qui j'ai
mangé des crêpes. Trouver de bonnes crêpes de blé noir à 10 000 km de
chez nous fait quand même chaud au coeur, même s'ils n'étaient pas du
Penn ar bed... Des soirées également, chez des amis de Vincent (notons
qu'ici plus d'opposition ambassadistes-ongistes, mais plutôt
ambassadistes-VIE, c'est-à-dire entreprise), et dans une boite, le
Cinna, boite branchée de KL. Ambiance surréaliste dans ce temple de la
futilité et de l'apparence: déco design, lumières ultra-criardes, House
music, pétasses à moitié habillées (ou déshabillées,selon comment
vous les voyez) sur les podiums, personnalités étrangères avec leur coin
réservé, alcool qui coule à flot, etc. Un endroit... interessant dirons-nous donc.

A vrai dire, le plus intéressant à KL c'est la cohabitation des
communautés: plusieurs communautés vivent ensemble, avec des styles de
vie très différents, et se tolèrent très bien. Outre les véritables
Malais, Musulmans dont on ne voit des femmes que le visage et des hommes
la moustache, les deux communautés principales sont les Chinois, et les
Hindous : Chinois, de Chinatown ou non, les jeunes adoptent un style
libéré et très occidentalisé; les Indiens, Hindous, les femmes
magnifiques avec leur sarees (d'ailleurs je m'en suis acheté un) et
leurs yeux où l'on se perd. Rappelons que la Malaisie est un pays
musulman qui applique la Charia dans la loi. Néanmoins beaucoup de
tolérance vient contrebalancer cet Etat religieux.



Laissez moi vous montrez un temple hindou au coeur de la montagne, dans
une grotte effrayante de stalagtites immenses, avec de nombreux autels
batis à même la pierre.



Sur les 300 marches de l'escaliers, des singes aux attitudes humaines
nous accompagnent.



Le lendemain, visite de Chinatown et ses innombrables faux produits de
marque (Vuitton, Burberry, Rolex, Nike, Adidas, etc). Passage par un
petit temple chinois également. (tiens d'ailleurs je me suis réconciliée
avec la Chine depuis que j'ai vu Mulan!)



Une ville moderne donc, culturellement intéressante, corrompue jusqu'à
la moelle, où tous sont habitués aux touristes occidentaux (ici pas de
moto-dops, mais des taxis super chers), où quelqu'un vient vous proposer
son aide quand vous avez l'air paumé, et où la diversité emporte la
curiosité du visiteur partout où il porte son regard.
 

Và un petit aperçu de cette ville en un week end: je n'aimerais pas y
vivre, mais je la préfère largement à Bangkok ou Hong Kong, beaucoup
trop impersonnelles et inhopitalières.

Merci Vincent pour ce week end!












Par Lisou - Publié dans : actualité
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Mercredi 8 novembre 2006

7 novembre 2006

Petit point sur le week end. Ce week end avait lieu la Fête des Eaux à
Phnom Penh. Cette fête a pour objet de célébrer le changement de sens du
cours du Tonle Sap (entre autres), qui marque également la fin de la
saison des pluies, et le début de l'hiver (ça va descendre jusqu'à 20 en
période de grand froid en décembre. tout est relatif). En attendant il
fait toujours aussi chaud. D'ailleurs je rêve de pouvoir mettre un pull
et des collants juste pour voir l'effet que ça fait. Et puis la mode
"été" moi ça me saoule au bout d'un moment. bref. Donc ce week end, tout
le pays était descendu dans la capitale qui s'est vue envahie d'une
foule énorme et hétéroclite, vaillament organisée par les autorités,
qui
ont eu bien du mal parfois juguler la marée humaine qui engorgeait les
rues du riverside jusqu'à Monivong. Le clou de la fête était les courses
de pirogues pour lesquelles les cambodgiens s'entrainent depuis des
semaines. Il y avait un bateau allemand, auquel participait quelques
amis germains. Nous avons tous trouvé dommage de ne pas avoir organisé
un bateau français... Pour la plus forte communauté étrangère à Phnom
Penh, nous aurions pu participer à une fête cambodgienne pour une
fois... Il semblerait que ce ne soit pas tellement la priorité des
français ici. Une ambiance de folie donc, avec des milliers de personnes
qui se précipitaient pour admirer toutes ces choses qu'ils n'avaient
jamais vu pour certains: un centre commercial, des cinémas, des rues
bitumées partout ou presque, des cafés et des restaurants pleins de
bahreng...

Du haut d'un restaurant sur les toits samedi soir nous avons assisté à
l'attente patiente de milliers de personnes à pied, en voiture ou en
moto, à nos pieds, bloqués par le trop plein de monde. Certains sont
restés là près de 2h sans broncher, et je ne parle même pas des
voitures
bloquées pour quasiment tout le week end. Une impressiont bruyante et
hallucinante donc, dans ce joyeux bordel qu'est devenue la capitale pour
ce Water Festival traditionnel. A voir et à revoir.

Pour le reste, une petite pensée pour Fred, qui s'est envolé du Cambodge
depuis jeudi. Les soirées phnompenhoises ont perdu leur mentor, et le
Cambodge quelqu'un d'utile. Mais une petite fille y gagne un Papa donc
tout va bien! ;-)

J'ai également appris hier soir que Roland ne viendrait pas me voir ici.
D'ailleurs il ne veut plus me parler, et je ne sais pas pourquoi. C'est
pénible dans ces moments là d'être loin...

Pour les petites annonces:

Oui Juju, j'ai bien vu ton commentaire!! merci!

Rapha et Manon aussi j'ai bien eu votre mail, pas encore eu le temps de
répondre. et Rapha t'inquiètes, quand je ne répond pas sur msn, c'est
que je ne peux pas à ce moment là, soit parce que je suis au boulot,
soit parce que ça ne marche pas!

Les Le Bihan de St Guen, merci pour le mail pour mon anniversaire!
J'espère que Petite Marion continue d'être la petite fille sage que je
connais, sauf avec son frère qui mérite bien qu'on le remette à sa place
de temps en temps! Vas-y Marion, je te soutiens!

Pierre, de Rennes, le faux cousin, donne moi un peu des nouvelles du
droit administratif...

Nat, Agathe et Dede, je pense à vous très fort et je vous fais plein de
bisous!

Les voyageurs, vous avez des plans pour Noël?

Les danseurs, quelqu'un a des news d'Irene et Pippo??









Par Lisou - Publié dans : actualité
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Vendredi 3 novembre 2006
02/11/2006
Lendemain de mon anniversaire. C'était un jour férié pour moi aussi,
mais j'avais un rendez-vous boulot l'après-midi, qui ne s'est pas très
bien passé d'ailleurs (comme quoi les anniversaires ça donne pas
spécialement un bon feeling)... En plus, je suis malade depuis samedi
donc c'est pas le top de la forme.

Néanmoins, pour les 18 personnes qui m'ont chanté "Joyeux anniversaire"
au téléphone et en mangeant mon gâteau au chocolat, merci. Vous ne
pouvez pas imaginer ce que ça fait de savoir que même absent on pense à
vous, surtout quand on est loin et qu'on est pas forcément avec ceux qui
'"care about you" (il n'y a pas de mot en français pour dire ça).
Eugénie j'ai bien reçu ton texto hier, mais je ne peux pas y répondre.
Donc merci beaucoup, moi aussi je pense à vous très fort!
J'ai donc maintenant 21 ans, ce qui me jette dans les plus de vingt ans
avec férocité. Finalement, j'ai beau me sentir trop jeune depuis que je
suis arrivée ici, c'était bien agréable d'avoir ce qu'on appelle le plus
bel age de la vie. Pour ma part, je ne pense d'ailleurs pas du tout que
ce soit le plus bel age: le plus bel age c'est définitivement entre 0 et
10 ans, à l'heure où tout est possible, et où l'énergie n'a d'égale
que les rêves qui la motivent. Néanmoins, à chaque âge ses plaisirs, et je
saurai profiter de ceux que cette nouvelle année m'offrira. Profiter de
chaque instant à fond, c'est une méthode de lutte contre les choses qui
vont mal, parce que chaque instant est vécu pour lui-même, sans
lendemain et sans arrière-pensée. Ca ne permet pas d'oublier, mais ça
aide à Vivre.

Pour ce qui est du week end dernier: sejour de 3 jours à Koh Russei
(l'île aux bambous) au large de Sihanoukville. Une plage de sable blanc,
une mer bleu lagon, 10 bungalows en bois version Crusoé pour le groupe
de 22 personnes que nous étions, un bar-retaurant sur la plage. Dur dur
la vie hein? ;-)

Par Lisou - Publié dans : actualité
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