Mardi 26 septembre 2006
26/09/2006 Après cet intermède honteux pour ma part, et à la gloire de Vous-savez-qui, je tiens à raconter mon week-end dans le Rattanakiri, à Banlung très exactement, pour ceux qui voudraient regarder sur une carte. Je rappelle que pour Pchum Benh (la fête des Morts), nous avions le vendredi férié, et j’avais pris mon lundi. Nous sommes donc partis à 4 (Nicolas, Juliette, Alain et moi) en taxi vendredi matin, pour 12h de route (plutôt piste d’ailleurs) en Toyota Camry, éprouvantes, et terriblement longues sur la fin. J’ai bien saoulé tout le monde avec de fréquents « j’ai envie de faire pipi » « quand est-ce qu’on arrive ? ». Nous somme finalement arrivés à bon port en pleine nuit d’orage, à la Tribal guesthouse (n’y allez jamais surtout, la proprio est un vrai dragon et la bouffe dégueulasse). D’ailleurs pendant tout le week-end on a fait appel à la Yaklom hill guesthouse pour les excursions, tellement on ne voulait pas lui donner notre argent. Déco hyper glauque composée de faux animaux empaillés (vous savez ces têtes horribles qu’on accroche aux murs) et de fleurs séchés sur des gros meubles en bois vernis atroce. Chinois quoi. Bref, anyway, le lendemain, frais et dispos, petite galère avec les moto-dops du coin qui essayent de casser les prix avec les touristes. Ils ne connaissaient pas la route bien entendu. Petit dèj à la khmère, c’est-à-dire riz frit et viande (il est où mon chocolat chaud une fois de plus ??), puis départ avec le pick-up et chauffeur de Yaklom Hill pour les chutes d’eau perdues dans la jungle, une usine de transformation de latex (récolte de la sève de l’hévéa, et transformation en latex grossier avant exportation, car, rappelons-le « la production de latex est la deuxième production agricole du pays ! ». Merci Alain, « et pour le textile… »). Donc ensuite, baignade au lac volcanique. D’ailleurs on ne voit pas trop ce qu’il a de volcanique à première vue, sachant qu’il ne paraît pas en hauteur. Bref, fuyant un peu les pontons bondés de monde pour Pchum Benh, petite ballade dans la jungle pour contourner le lac et se retrouver face à un paysage paradisiaque, de calme et de lumière, avec Ha, notre guide. Ensuite, les mecs ont tenu à montrer leurs muscles aux petites Khmers du coin en rivalisant de plongeons, saltos et compagnie sur un des pontons. Apprenez que les Khmer(e)s se baignent tout habillés, par pudeur. (Ils ont jamais entendu dire que c’était pire les t-shirts mouillés ??). Bien entendu, avec le besoin, masculin, de montrer combien les Bahreng sont grands et forts, on s’est pris la pluie. Une pluie comme je n’en avais jamais vue. On aurait dit qu’un seau d’eau chaude géant se déversait sur nos têtes, tandis que tout se transformait en torrent. Jolies photos sous la pluie à venir. Le soir, très bon dîner à la Ratanak guesthouse (qui est devenu le star hotel, me demandez pas pourquoi je n’ai pas trop compris) de Mr Leng. Ensuite un dimanche hors du temps, complètement surréaliste : voyage sur une pirogue pendant 2h jusqu’à un village tribal Tampoon, où on a visité le cimetière sacré, après avoir bu de l’alcool de riz « fait maison » dans la maison du sage du village. Je ne sais pas trop comment raconter, les bambous gigantesques, les fourmis noires géantes, la « cuisine » du Tampoon, le bruit infernal des criquets sur la rivière qui couvrait celui de notre moteur, la lumière sur l’eau, magique, Mana, le guide qui veut apprendre le français pour gagner plus d’argent et à qui Alain a donné son LonelyPlanet. Les enfants sont magnifiques, les jeunes ont des traits à couper le souffle, mais déjà vers 30 ans, ils se fanent avec le travail, la vie, les maladies. Malgré la pauvreté de la région, j’ai l’impression que les gens vivent mieux en campagne (moins maigres, plus souriants, moins sales), mais c’est sans doute juste une impression, car la plupart sont bien en dessous du seuil de pauvreté. Nous nous demandons comment ils nous voient, que savent-ils de nos pays occidentaux, alors qu’ils voient qu’on dépense en un claquement de doigt ce qui équivaut à plusieurs jours de revenus pour eux ? Quelle vision complètement démentielle doivent-ils avoir du pays où, pour eux, tout le monde est beau et riche ? Tout est révoltant et en même temps tellement simple. Tellement banal. Parce que c’est banal finalement de se balader à l’arrière d’un pick-up en trouvant ça marrant de rouler dans les ornières et en saluant de la main les enfants sur le bord de la route. A vrai dire, c’est peut-être aussi important que les paniers du vieux Kreng d’une mètre cinquante qu’on a déposé en pick-up dans son village. C’est peut-être aussi important, parce que je ne sais plus trop s’il existe une échelle de la normalité dans la vie. Il y a de belles choses dans le monde. C'est un bonheur de les contempler.
Par Lisou - Publié dans : actualité
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Mardi 26 septembre 2006

Telle que Landi l’a vue, quand, Lisou la suivant

Elle dansait sur la scène aux clameurs de la foule,

Telle Nat pirouette encor sur les planches qu’elle foule,

D’un pied d’argent, svelte et plus vif que le vent.

Le bras tendu, l’œil fixe et le torse en avant,

Une sueur d’airain à son front perle et coule ;

On la dirait jaillie d’un tourbillon qui saoule

Tandis que la danseuse nous emporte, tremblants.

Elle palpite, elle frémit de passion et d’effort,

Son flanc halète, mais ses yeux rieurs montrent encor

Le vrai plaisir de danser et de se donner.

L’irrésistible élan de la course l’entraîne,

Et, défiant le monde chaque jour depuis des années

Vers la palme et la chance elle se jette dans l’arène.

 

Quelques mots pour une danseuse mais beaucoup d’autres à ajouter pour la fille. Natachouchou, Natacha de son prénom officiel, ne cessera de vous étonner par sa franchise et sa fraîcheur (que nous n’appellerons pas naïveté ici, même si parfois… ;-)), ses éclats de rires et ses coups d’éclat. En effet, toute personne l’ayant déjà rencontrée, l’aura sans doute trouvée soit morte de rire, soit les quatre fers en l’air, ce qui revient au même pour une aussi bonne nature que ma chère petite-presque-sœur. Ne vous y trompez pas, cette simplicité de sentiments, et cette humilité permanentes, cachent une femme forte, prête à toutes les galères et ne renonçant jamais devant l’effort ou le désespoir. Personne ne pourra abattre son moral à toute épreuve, parce si la vie est parfois difficile, elle sait y voir « the bright side of life ». Contre vents et marées, elle tient la barre, et continue inlassablement son petit bonhomme de chemin, sans jamais se plaindre, et en gardant le sourire. Travailleuse acharnée, il ne s’est pas passée une seule vacance depuis ses 14 ans, sans qu’elle la mette à profit pour aider financièrement ceux qu’elle aime. Point de jalousie dans ce cœur là, qui ne pense jamais pouvoir prétendre à mieux que ce qu’elle possède, et qui pourtant mériterait bien plus que tout l’or et l’amour du monde. Elève brillante, elle a su se mettre à travailler quand il fallu sans s’asseoir sur ses lauriers. Une scientifique qui dévore les livres. Une rationnelle qui croit aux esprits et qui lit Harry Potter. Une sage qui sait se saouler de rires et de bêtises. Une incorrigible pipelette, et une éternelle maladroite, qui sait rire à ses dépens, et pleurer sur le sort des autres. La personne à qui je souhaite sincèrement le plus de chance et de bonheur dans la vie. Une personne que j’aime et que j’emporte partout avec moi dans mon cœur depuis 13 ans. Et une personne dont j’ai oublié l’anniversaire le 9 septembre. J’ai honte Nat ! Pardon.

Par Lisou - Publié dans : actualité
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Mercredi 20 septembre 2006
Petite journée tranquille aujourd’hui. Plusieurs bonnes nouvelles pourtant : la rentrée est la semaine prochaine à l’Université royale où je vais donner les cours (plus que prévu finalement) et je pense que l’improvisation va être totale dans les premiers temps ! Notez que je vois ça comme une bonne nouvelle parce que je pense qu’il n’y a rien de plus enrichissant que la nouveauté. Mes élèves seront plus âgés que moi, et il s’agira de leur faire croire que j’ai des années de Français Langue Etrangère derrière moi. Je vais peut être leur enseigner tous ces trucs dont j’ai toujours pensé qu’ils ne servaient à rien, genre les figures de style et compagnie… avec les méthodes des profs de langues qui, sachez le, appliquent des méthodes précises, où on leur dit comment se présenter, faire parler la classe, etc. Remember Mrs Colin ?!! Ah ça me serrerait presque le cœur de penser au lycée !… Vous me manquez tous. Ici je me rends compte chaque jour que je suis jeune. Les réflexions que je fais, mes réactions, sont invariablement celles de quelqu’un qui n’en calcule pas l’impact, qui ne sait pas forcément à qui elle s’adresse. Je m’en rends compte à chaque fois trop tard bien sûr, et j’espère que cela ne me portera pas préjudice un jour. En fait, j’apprends à me taire, plutôt que de risquer de dire des bêtises, ce qui est le parti pris par beaucoup de jeunes ici, qui est très TRES difficile à tenir pour moi ! lol. Je redis ce que j’ai déjà dit à Agathe, Dede et Nat : je suis en manque de conversations futiles sur une nouvelle jupe, le nouvel appart de Nat, Moncef qui a encore planté On-sait-qui, les fous rires débiles devant un chocolat chaud (d’ailleurs je n’ai toujours pas trouvé de Poulain ici !!). La Bretagne me manque aussi, les fest-noz (je vais sur le site de Tamm-Kreiz de temps en temps histoire de…), la mer, les rochers, la maison. Parfois j’aimerais qu’il suffise de le vouloir pour revenir regarder PJ avec Maman un vendredi soir, devant le feu (d’ailleurs il brûle le bois Maman ??). Et souvent je voudrais que Papa soit là pour me dire qu’il n’y aucune raison de s’inquiéter. Je pense souvent à toi ici Papa, parce que c’est des rois du système D et bien souvent je me dis que tu t’en sortirais très bien dans ce pays ! Encore plus hier, où j’ai commencé à apprendre à conduire ma moto. Ma première sortie de la maison de celui qui me la prête était assez phénoménale : il y avait une flaque énorme à traverser alors j’ai accéléré, et je me suis plantée dans le portail d’en face, en métal bien sûr, pour faire un bon fracas. Je me suis étalée dans la boue, avec tous les gamins de la rue qui se marraient . Là le proprio de la moto s’est dit : « dans quel état je vais retrouver ma moto ?! ». Et là ça m’a fait trop penser au moment où j’apprenais à conduire la 205 vers 13 ans sur le circuit à l’hippodrome. J’accélérais systématiquement trop en première et Papa criait à coté de moi « doucement sur l’accélérateur !!! ». Ben là pareil. Doucement sur l’accélérateur, et ça a été beaucoup mieux. Mais bon c’est nettement moins marrant toute seule… L’autre bonne nouvelle c’est que je vais être chargée de l’organisation d’un séminaire international, comme grand manitou du truc, parce que celui qui s’en occupe s’en va avant qu’il ait lieu. Ça va me prendre beaucoup de temps et d’énergie, et c’est parfait ! Enfin, l’autre good piece of news, c’est que je pars dans le Rattanakiri ce week end avec Alain, Juliette et Nicolas, en pick up. C’est une des provinces les plus reculées du Cambodge, à 9h de route, très pauvre paraît-il. Enfin je vous raconterai ça à mon retour ! j’ai pris mon lundi pour y rester 4 jours. Pour les petites annonces : Tangi tu as enfin reçu mon mail ? Maman, est-ce que tu pourrais faire un énorme câlin à Moti de ma part et la prochaine fois que j’appellerai, je lui parlerai au téléphone parce qu’elle doit croire que je l’ai abandonnée…. Nathalie, j’ai bien reçu ton mail, qui m’a fait très plaisir. Envoyez moi des photos de vos 2 monstres pour que je vois comment ils grandissent ! Tim, si tu viens sur mon blog, tu pourrais répondre à mes mails stp ?!! Pour tout le monde : comment se passe la rentrée ? Juju, Pierre, et Alex, vous concrétisez un peu ou quoi ??? Pierre (le faux cousin, pas le vrai), tu vas sur ta nouvelle adresse mail ou pas?
Par Lisou - Publié dans : actualité
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Lundi 18 septembre 2006
18 septembre 2006 Je reviens d’un week end de folie !!! vendredi soir : pendaison de cremaillère de 18h à minuit chez moi (voir photos), ensuite Memphis, puis Pontoon, casse-dalle pied de porc à 5h du mat’, et lever de soleil sur le Mékong. Après une courte nuit (4h), départ en moto pour la côte. Environ 250 km de piste entre les rizières. Les motos sont des motos de moto-cross, avec des roues énormes et des amortisseurs de folie. On étaient 8, et 5 motos. Moi j’étais derrière Alain (le mec au crane rasé sur les photos), qui est sans doute le plus kamikaze de tous, mais bon sang qu’est-ce que c’est génial la moto !!! Je ne peux même pas vous décrire le sentiment que l’on a à 100km sur des pistes en terre rouge, défoncées par le temps et l’eau, au milieu de paysages somptueux. La région est très verte en ce moment avec la mousson, et ici, le ciel prend des teintes inoubliables. Ouvrir les yeux, c’est emmagasiner de la beauté à l’état pur, aspirer du bonheur, et espérer ne jamais se réveiller. Au milieu de l’après midi, il s’est mis à pleuvoir, petit passage dans un énorme trou d’eau pour Alain et moi, et puis sur la fin, un peu trop de route normale pour arriver à Kep, au bord de la mer. Il faisait déjà nuit, on est arrivé dans une guesthouse « Le bout du monde », en bois et feuilles de palmier à la Robinson Crusoé, face à la mer. Après un abondant dîner aux fruits de mer, bain de minuit (bon pas tout à fait de minuit, parce qu’on était en maillot) dans une eau à 30-35 degrés. On ne voyait rien du tout, moi c’était pas trop mon truc enfin bref… dimanche, moto jusqu’à Kompot, d’où les autres devaient partir pour le Bokor (une montagne pas très haute où ils voulaient dormir). Comme je travaillais lundi, il était prévu que je prenne le bus pour rentrer à Phnom Penh, mais finalement nous avons rencontré sur place une copine allemande de Phnom Penh avec ses amies. Du coup je suis rentrée en taxi le soir avec elles. Entre temps, j’ai fait la connaisance d’une jeune femme et de son mari qui ont monté une association d’aide aux sourds-muets et aux handicapés… par la danse !! donc évidemment j’ai passé l’après midi là bas (ça c’est encore à Kompot ). Ils arrivent à sentir la musique au lieu de l’entendre, et ils m’ont montré une chorégraphie vachement bien, et super synchro sur Moulin Rouge ! (et oui il n’y a pas que nous à danser dessus). Très impressionnant de voir ce qu’ils font. L’assoc s’appelle Epic Arts, et je pense que j’y retournerai un week end de temps en temps pour les aider, comme ils me l’ont proposé. Ils m’ont donné un nom en langage des signes : comme ils trouvaient que j’avais un nez typique Bahreng (blanc), mon nom consiste à se tenir le nez entre le pouce et l’index à la verticale. Marrant comme expérience d’inventer un nom... enfin bref. Donc un week end haut en couleurs et chargés de tellement d’émotions que je ne peux pas les restituer en mots. Sachez seulement que j’en suis désormais persuadée : le Cambodge est le plus beau pays du monde, qui vous réserve des surprises en permanence. Par exemple, pendant que j’attendais Meike et ses copines à Kompot, au bord de la rivière, un Khmer est venu discuter avec moi pendant une bonne heure. Il était chauffeur de moto-dop. Il parlait très bien anglais, en ayant juste été à l’école. Contrairement aux autres, il ne m’a pas demandé si j ‘étais mariée, et combien je payais mon appart. Il m’a demandé si j’avais vu d’autres régions du Cambodge, d’autres pays. Il m’a demandé ce qui était différent. Il m’a demandé si je pensais que le Cambodge était un petit pays pauvre. Lui n’étais allé à Phnom Penh qu’une fois dans sa vie, et ne connaissais du monde que Kompot et Takeo, soit une région d’à peine une centaine de kilomètres. Sa vie lui semblait sans grand espoir de réussite sociale ou d’augmentation de son niveau de vie, à 20 ans, mon âge, où pour moi, tout commence. Idem pour tous les gens que l’on croise en moto. Ils nous voient passer comme des fous sur nos bolides, harnachés comme des guerriers mongols partant à la conquête de l’Asie, et ils nous sourient, comme toujours dans ce pays. Quand on s’arrête une nuée de gamins et d’hommes (pas de femmes, ici elles sont au travail, pendant que les homme traînent au café ou à discuter) nous entourent. Pas un mot d’anglais dans la campagne. Heureusement Alain parle quelques mots de khmer, suffisamment en tout cas pour apprendre que certaines routes sont impraticables à cause de l’eau. Bref mon premier achat, ce ne sera pas une voiture, mais une moto ! Un week-end ici c’est 5 ans de vie en France, du concentré de vie, pour des moments de bonheur intense. Je regrette que vous ne soyez pas là pour le vivre.
Par Lisou - Publié dans : actualité
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Vendredi 15 septembre 2006
15/02/2006, phnom penh, ambassade de France. Quelques news de la vie Phnompenhoise : cette semaine, véritable entrée dans le boulot, je suis chargée d’une mission très intéressante, qui me permettra d’axer mon rapport de stage sur l’ingénierie de projet. Pour les gens normaux, qui ne savent pas ce que veut dire ingénierie de projet, c’est en gros comment on monte et on met en place un projet. Ici, il s’agit d’un projet international régional entre le Cambodge, le Laos et le Vietnam. Cela m’amènera sans doute à bouger un peu partout dans la région. D’ailleurs, en parlant de bouger, il faut qu’avant la fin du mois je sorte du territoire pour refaire mon visa (problème de communication des autorités cambodgiennes), et donc je vais au Vietnam. Je ne sais pas encore si j’irai en bus ou en moto, ça dépendra des motivés. Sinon lundi, l’un des mecs de l’ambassade me fait essayer sa moto (petite moto hein !), et si ça marche il pourra me la prêter. (A ce propos, mon maître de stage va peut-être m’apprendre à conduire la sienne, qui est une 250). Au programme ce soir, pendaison de crémaillère (je ne sais pas trop combien de personnes mais on va essayer d’éviter les 60 de l’année dernière à Rennes). Pour ce qui concerne le boulot, je vais donner quelques cours de Français Langue Etrangère, ce qui me permettra d’être payée 300 dolls par mois. Donc la vie continue, belle ici, colorée, ensoleillée, enrichissante, et plus que jamais festive. Je pense à tous ceux qui n’ont pas cette chance. La vie est faite d’instants de bonheur. Il faut savoir les saisir là où ils sont.
Par Lisou - Publié dans : actualité
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