Jeudi 17 août 2006
Ambassade de France phnom penh, 17/08/2006, 9h Je commence à bien m’intégrer ici. J’ai pris mon premier moto-dop hier soir ! ici c’est le moyen de transport le plus courant et le moins cher. C’est quelqu’un qui te prend derrière lui en moto. Beaucoup montent à 3 ou 4 sur une seule moto. Beaucoup d’expatriés (on nous appelle les expats) louent une moto ensuite, mais je vois mal comment je pourrais me débrouiller pour conduire dans ce joyeux bordel qu’est phnom penh. Ici pas de code la route, sauf les sens interdits (rares), et les feux rouges (pas vraiment d’influence sur la circulation). Ils sont sensés rouler à droite, mais honnêtement il faut le savoir, parce que ça n’est pas évident au premier coup d’œil. Donc j’en ai pris un pour la première fois hier soir. J’ai cru que j’allai mourir une bonne dizaine de fois. D’ailleurs ici il n’y a que les expats qui portent des casques. En plus en général, les chauffeurs ne connaissent pas du tout leur ville, donc c’est à toi de les guider, sinon tu fais trois fois le tour de la ville. Tiens j’ai déjà été demandée en mariage par l’un d’eux (t’inquiète maman, j’ai pas l’intention de passer ma vie ici) ! Donc à part les motos-dops, j’ai visité un appart. 100m2 : 200 dolls. C’est impossible de trouver petit ici. Parce que quand c’est petit, c’est khmer, c’est à dire sans fenêtre, sans eau ni électricité, recouvert d’une couche de crasse impressionnante, avec quelques rats et une bonne centaine de cafards. Pour réduire ces chiffres à quelques uns, il faut donc chercher des trucs un peu mieux. Qui restent à peu près 10 fois moins cher qu’en France. A part ça, soirée chez des filles qui sont ici depuis quelques moi. Des français, une allemande, des slovaques. Ce qui fait que tout le monde parle anglais, même les français entre eux pour que tout le monde comprenne. Pour l’instant, voilà, je découvre, et j’adore. J’espère que la France va bien, especially les cousins cousines de rennes, nantes, pau, st guen et toronto. Pour tout le monde, venez me voir ! pas de doute que l’appart sera suffisamment grand pour accueillir qui veut et la vie ici ne coute rien du tout. Bisous tout le monde. Je pense à vous les girls (sous cette dénomination comprendre nat, dede et gathou et qui se sent concerné) !
Par Lisou - Publié dans : actualité
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Mardi 15 août 2006
Me voilà arrivé à Phnom Penh! arrivée de nuit dans une capitale bien sale... La mousson arrive avec moi. Tout le monde à l'ambassade semble sympa. Quelques jeunes, stagiaires mais plus agés. Mon hôtel est correct (pour ceux qui ont vu e film, c'est là où a été tournée holy lola). J'ai même l'eau chaude ce qui est exceptionnel. Ici tout s'achète, mais les prix sont dérisoires. Il y a des enfants partout dans la rue. Beaucoup de gens marchent pieds nus, dans les torrents de boue qui envahissent les rues à cette période. Je n'ai pas encore croisé de migale, mais ça ne saurait tarder. Le fléau principal à vrai dire ce sont les rats! lol je sais que beaucoup d'entre vous se disent "qu'est-ce qu'ell est partie foutre la bas?" (marino! ;-) Mais je suis ravie. Tout est différent. Les gens sont très gentils. Je découvre la ville.
Par Lisou - Publié dans : actualité
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Mardi 15 août 2006
Aéroport de Hong Kong, 14/08/2006, 9h Après avoir survolé la Russie, la Chine, le Tibet, puis des plaines inondées où la lune se reflétait, sont apparues les premières îles de Hong Kong. La mer partout. Qu’est-ce que je fous ici ? C’est quoi encore cette galère ? Cette ville est une ville sur l’eau, construite sur plusieurs îles. Des cargos immenses convergent vers un point central qu’on ne voit pas encore. Puis soudain, d’innombrables buildings, à faire pâlir notre tour Montparnasse d’un complexe de taille, tous semblables, se dessinent. Ont-ils tous le même architecte ici ? C’est quelque chose que l’on ressent ici : tout se ressemble, car tout n’est que copie ; ici on assiste au summum de la modernité mais sans une pointe d’originalité ou de recherche artistique dans l’architecture. Quand on est parti du bordel de Roissy, l’aéroport de HK semble une perle d’organisation, de propreté, de beauté, et de grandeur. Il doit couvrir des kilomètres. Tous les sols sont de marbre ou recouverts de moquette. Les espaces sont immenses. L’horloge Rolex comme à Las Vegas. Beaucoup de paraître. Au passage une hôtesse m’attrape le bras et pointe un laser sur moi. Je ne sais pas ce que c’était… J’opterais pour un truc de reconnaissance rétinienne mais bon… Les dollars valent 7 fois moins que les dollars US. Il faut prendre un train pour se rendre dans le centre de HK. Sans doute le plus beau transport en commun que je prendrai jamais (regardez les photos). Je me retrouve sur Queens’ pier. Ici tout porte un nom occidental (jackson avenue, « pour manger », etc). Les gens parlent tous chinois et anglais. Ils roulent à gauche, dans des taxis rouges et blancs. On dirait une ville fantôme, factice. La modernité à couper le souffle contraste avec le peu de gens qui semblent en profiter. Il n’y a personne ! Le cœur de HK bat au rythme des moteurs de bateaux et de travaux. Je n’ai pas encore évoqué la chaleur. On étouffe ici. Il est sensé faire 35° mais on en ressent au moins 50. Pour mémoire : ne jamais venir ici en vacances. Il n’y a que des immeubles et des bateaux. Il m’a fallu toute la matinée pour comprendre pourquoi il n’y avait personne. Les gens ne se trimballent pas dans les rues mais dans les couloirs ! Il n’y a aucun passage piéton à terre. Mais on trouve d’innombrables coursives, passages, galeries, protégées du soleil. Il suffit de rentrer dans n’importe quel bâtiment et ils communiquent tous entre eux ! Visite expresse à Hong Kong, mais pas fâchée de laisser cette ville étrange, comme un monde robotisé au milieu du monde humain.
Par Lisou - Publié dans : actualité
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Dimanche 6 août 2006

Voilà...

départ prévu cette semaine ou début de semaine prochaine... Il est étrange comme selon les moments, j'ai l'impression de partir à l'aventure, de faire ce que j'aime vraiment, partir pour mieux revenir, ou bien parfois je ressens comme un trou au creux de l'estomac.

Comme ils sont durs les adieux! Tous me disent au revoir, et chaque fois je ne peux m'empecher de penser: "et si c'était la dernière fois que je les vois?". Certains diront que c'est du pessimisme, moi je crois que j'aime tellement ma vie, ma famille, mes amis, que ce que je redoute le plus c'est de les perdre. Il serait tellement plus facile de rester la dans les bras de Maman, de Grand-Maman, dont les larmes coulaient pour moi tout à l'heure. Grand-Papa, qui est parti si vite après m'avoir dit que je reviendrais grandie dans mon coeur. C'est difficile parfois de dire aux gens qu'on les aime. Papa qui le sait, bien sûr, mais à qui je ne le dis jamais, parce qu'on est pas breton pour rien. Eugénie qui pleurait. Elle n'a jamais aimé dire au revoir! Vous tous qui ne me quittez jamais tellement je vous emporte partout avec moi... Je serai vos yeux au bout du monde...

J'ai tort de m'en faire bien évidemment, car l'été prochain, vous serez toujours là, de toute éternité... mais parfois c'est dur ne ne plus être suffisament petite pour qu'on te dise "non tu ne peux pas faire ça, tu es trop jeune". Il y a 5 ans je n'avais pas le droit d'aller faire du camping avec des copines, et maintenant je pars toute seule au Cambodge. Enfin je ne vais pas m'en plaindre. C'est juste que les responsabilités, c'est dur parfois... On en finit jamais de grandir en fait. Je ne sais pas s'il y un seul jour dans notre vie, où l'on pense être parfaitement responsable de soi même. Après tout, ces choses qui nous paraissent immenses ne sont rien en comparaison de ce qui touche le monde, les peuples, les sociétés. Il me parait égoiste de réagir ainsi, comme si mon petit bonheur était le monde entier. Malgré tout, on dira ce qu'on veut, même si ça aide un peu de penser ça, il n'en reste pas moins que ce qui compose notre vie, ce sont bien ces petites choses formidables et insignifiantes. Il n'y pas assez de mots pour tout évoquer ici bien sûr. Pêle-mêle, la danette au chocolat à cannes avec Papa, la toux de Maman que je reconnaitrais entre mille, les vacances tous les trois, le bateau, les fêtes à la maison, l'interdiction d'aller se baigner après le déjeuner à Cleder, les princesses perdues dans le jardin, Superman et la petite sirène dans les vagues, les codes secrets avec nat et agathe, les patés à St Jean de Luz, les boula brof, youm/boo, le sandwich du mercredi avant la danse, les répet jusqu'à pas d'heure, Entrechats avec Dede, nat , agathe, tangi et stefan, les frites au Mord l'express avec irene et filippo, Papa qui m'encourage pour le petit tout de france, Gaston dans le dortoir à Carhaix, les fous rires avec Maman, toujours mémorables, et puis surtout tellement d'amour partout, tout le temps, même au coeur de la tempête

C'est dur parfois, mais pour tout ça, il vaut toujours le coup d'aller de l'avant n'est-ce pas? Les souvenirs se construisent d'eux mêmes, et le bonheur surgit toujours quand on ne l'attendait pas. On est pas toujours fier de ce qu'on est, mais peu importe, car le plus important c'est d'avoir été, et de continuer à être.

Par Lisou - Publié dans : actualité
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Samedi 29 juillet 2006

Suite à cette question récurrente que tout le monde me pose: non je ne sais toujours pas quand je pars! et non je ne sais pas quand je le saurai. La seule chose que je sais, c'est que je pars entre le 1er et le 31 aout. Donc inutile de me stresser encore davantage!

Par Lisou - Publié dans : actualité
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