Apres une longue absence, je pense qu'un petit retour sur les derniers evenements s'avere necessaire.
La poursuite de mes etudes m'ayant rappelee en France, je mets a profit mon nouveau quartier general parisien pour profiter des nombreuses offres low cost vers les pays europeens.
Decembre m'a donc permis de visiter Sarajevo, en Bosnie, ex-Yougoslavie, pour ceux qui voudraient prendre la peine d'observer cet eclatement balkanique sur une carte. Une ville que l'on
connait surtout sous le signe de la guerre, puisque c'est la que l'archiduc Francois-Ferdinand, heritier du trone d'Autriche-Hongrie, qui aurait donc du succeder a Francois Joseph (le mari de
Sissi), fut assassine par un nationaliste serbe, provoquant ainsi le debut de la Premiere Guerre mondiale. Le pont de son assassinat est aujourd'hui l'une des attractions "touristiques" de la
ville. Sarajevo est egalement connue pour une guerre plus recente, suite a l'eclatement de la Yougoslavie, et le refus des Serbes d'accepter l'independance de la Bosnie Herzegovine. Une guerre
sanglante entre Serbes , Bosniaques et Croates s'est donc engagee, melant revendications ethniques et religieux. Pour ceux qui sont nes dans les annees 1980, comme c'est mon cas, Sarajevo evoque
donc nos premiers journaux televises, qui ne cessaient de relater que des "charniers avaient ete decouverts", ou que "l'horreur des camps avait recommence". On parlait de genocide, de meurtres, de
viols, de torture. Le tribunal pour l'ex-Yougoslavie eut en effet fort a faire. Anyway, c'est sous le signe de la destruction que semblait se placer cette ville, et quelles que soient les
raisons qui m'y ont poussee, Sarajevo ne ressemble a rien de ce qu'on pourrait en attendre.
Le centre ville regroupe une architecture heteroclite datant de la periode austro-hongroise, de la periode ottomane, et de la periode communiste. C'est donc au centre ville que nous avons pose nos
sacs de pseudo-backpackers. Il faut noter que nous avons change 3 fois de guesthouse parce que c'etait le nouvel an et que tous les hotels etaient bookes par des croates en vacances... Le centre
ville est etonnament plein de lieux de culte de diverses religions, qui s'affrontaient encore il y a 10 ans. Des mosques, des synagogues, des eglises catholiques et orthodoxes se font face dans les
memes rues, et le son des cloches trouve echo dans l'appel du muezzin. Etrange donc comme l'harmonie semble regner ici, mais je ne saurai tirer de conclusion reelle, car les apparences sont parfois
trompeuses... Pour ce qui est du reste de la ville, qui est sans doute le plus interessant, l'architecture froide et monocorde propre aux pays communistes prend le dessus. C'est egalement hors du
centre que l'on trouve les traces de la guerre des annees 1990: des maisons bombardees, des traces de balles dans les murs, des chantiers anciens abandonnes... Aux fantomes des bombardements, qui
hantent encore les murs ecroules, je dedie cette article.
Tout autour de la ville s'elevent des montagne enneigees, qui comptent apparemment quelques bonnes stations de ski, depuis l'organisation des JO d'hiver en 1984. La ville s'etend donc dans la
vallee et a flanc de colline. De petites ruelles tortueuses rappellent les villages alpins.
La vie nocturne est assez developpee et de nombreux bars nous ont accueillis par des musiques locales ou occidentales. Les filles sont fardees comme des poufs et j'ai l'air de rentrer d'une journee
de ski, avec un blouson qui me fait ressembler au bonhomme michelin... French style huh?... Nous rencontrons Emre, Johnny, Nikolaus et Lisi, respectivement Turc, Canadien, et Autrichiens. Vive
couchsurfing.com qui nous a permis de ne pas passer notre derniere nuit dehors par un froid polaire de -15C°!
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